Des étudiants de PhITEM au service de la reconstruction au Népal

5 étudiant(e)s du M2 GC de PhITEM (UE construction en matériaux biosourcés) ont participé à une expérimentation scientifique d’envergure

Le Népal a subit un séisme de 7,8 Mw sur l’échelle de Richter le 25 avril 2015 dans le district de Ghorkha suivit de 2 répliques majeures de 6,7 Mw le 26 avril et 7,3 Mw le 12 mai 2015, détruisant totalement 775 000 maisons. Depuis, l’UGA est mobilisé dans la reconstruction du pays grâce au soutien de l’Idex à travers le projet de recherche du CDP « Risk » (https://risk.univ-grenoble-alpes.fr/) et celui de la formation  « e-CoLos ! » (https://edu.univ-grenoble-alpes.fr/medias/fichier/uga-brochure-formations-2_1525099203848-pdf).

C’est dans ce cadre que 5 étudiant(e)s du M2 GC de PhITEM (UE construction en matériaux biosourcés) ont sacrifié leurs vacances de la Toussaint pour participer à une expérimentation scientifique d’envergure consistant à construire 3 maisons en maçonnerie de terre crue à échelle 1/2, qui seront testées sur la table vibrante du FCBA de Bordeaux ; La table vibrante du laboratoire 3SR n’étant plus opérationnelle depuis l’incendie de février 2020. Les étudiants participent également à la création de ressources pédagogiques sur le comportement parasismique des constructions soutenables en terre.

Cette activée pédagogique permet de faire le lien entre l’enseignement supérieur et la recherche mais aussi entre les cours théoriques dispensés à PhITEM et la pratique d’un chantier de construction réel. Humainement, l’expérience a été très profitable aux étudiants qui ont pu se former à la construction en maçonnerie grâce à deux architectes spécialistes de la construction en terre en lien avec le laboratoire CRAterre et le labex AE&CC : Majid Hajmirbaba et Luis Arleo. Ces derniers sont les garants des bonnes pratiques et du savoir faire traditionnelle. Ils organisent, à travers le monde, des chantiers de formation sur des maisons modèles.

Les étudiants sont repartis mais le projet de recherche de la thèse de Santosh Yadav se poursuivra à Bordeaux jusqu’au 10 décembre. Il reste deux semaines de construction et 2 semaines d’essai pour obtenir des résultats capitaux permettant de mettre en lumière le rôle de certains éléments horizontaux servant de dissipateur d’énergie et permettant de diminuer la vulnérabilité sismique de ces constructions vertueuses d’un point de vue environnemental et sociétal car en adéquation avec les capacités et le cultures locales.

Yannick Sieffert

Maître de conférence à PhITEM / 3SR

Merci à Rachel Gonzalez Columbie, Antoine Blanche, Mustafa Shuweihdi, Robin Tari et Sami Labidi

Mis à jour le  3 novembre 2020